|
Du bist hier: Referate Datenbank | Deutsch
| Musset, Lorenzaccio de ( - )
Musset, Lorenzaccio de ( - )
Lorenzaccio
de
Musset
Question de synthèse:
En quoi Lorenzo est-il un héros romantique?
Lorenzaccio est une
pièce romantique, ne serait-ce que par ses oppositions à la
pièce classique, et néglige un bon nombre de règles
très strictes. Et c’est une des idées essentielles du
romantisme de fuir les restrictions et de prendre plus de libertés pour
exprimer des sentiments. Lorenzo, le héros de cette pièce se veut
romantique. Mais en quoi l’est-il? D’abord c’est son malheur
dont il ne peut pas échapper. Ensuite il est livré à son
destin, et ne peut donc changer rien par ses actions.
D’une part son
malheur est constitué par sa solitude. En effet il n’a pas de
compagnon ou d’ami parce que les autres ne le comprennent pas. Comme il
met toujours son masque, on ne peut plus distinguer entre le vrai Lorenzo, et
celui qu’il joue seulement pour gagner la confiance d’Alexandre.
Cela devient surtout clair quand il demande aux républicains de renverser
la monarchie après la mort du duc (acte 4, scène7).
D’ailleurs, le seul personage qui aurait pu être son ami est
Philippe Strozzi. Or celui-là n’est qu’une personne à
laquelle il peut parler de son développement pour le faire apprendre au
lecteur. En fait Philippe ne l’aide à aucun moment à
résoudre son problème.
D’autre part le
malheur vient de son insatisfaction. Il n’est pas satisfait de mener une
vie tranquille et vertueuse mais veut lui donner un sens supérieur. Il
veut changer le monde par idéalisme. Or la réalisation de sa
vision de libérer le peuple du monarque va échouer à cause
de la lâcheté des républicains (acte 3, scène 3). De
plus il voit de plus en plus que ce monde ne mérite pas un tel
changement. Et cela modifie son motif. Il passe à une autre dimension,
maintenant il veut écrire l’histoire et donc se perpétuer.
Il tend vers l’éternité pour ainsi dire, ce qui est aussi
une caractéristique importante du héros romantique. Cette perte
d’idéalisme est reporteée par lui-même dans
l’acte 3, scène 3.
Enfin ce monde est
tellement mauvais qu’il le rend malheureux. En effet il le méprise
de plus en plus parce qu’il peut voir sa réalité, notamment
par le fait de mettre un masque. Comme il ne voit plus aucun bon esprit, il veut
fuir de ce monde qui a perdue sa valeur pour lui (acte 3, scène 3).
Sachant que le meutre du duc va lui coûter la vie, il se suicide en
quelque sorte bienqu’il sache que ce meutre n’a plus aucun sens. Et
c’est justement la fuite de ce monde, qui le tourmente tellement, par le
suicide, qui semble être la seule solution possible, qui confirme
qu’il s’agit ici d’un malheur tout à fait romantique.
Ce malheur est d’autant plus grave qu’il est combiné avec le
destin.
En effet, le destin
d’un héros romantique est quelque chose qu’il ne peut pas
influencer. Or cela s’oppose fortement à son ambition.
Celle-là le pousse à aller jusqu’au bout
c’est-á-dire jusqu’à la mort sans avoir obtenu le
résultat voulu (acte 5, scène 8). Lorenzo voulant améliorer
le monde doit remarquer que ses efforts n’auront pas l’effet
désiré. Pourtant il tient à ce meurtre jusqu’à
sa réalisation. En fait l’opposition est donc entre
l’ambition et la vanité de ses actions. Il consacre toute sa vie
à combattre pour cette seule action qui finalement n’a plus de sens
sauf celui d’avoir lieu. D’un autre point de vue on pourrait aussi
dire que c’est justement par cette ambition qui est fixée sur la
réalisation qu’il perd de vue le sens de son
acte.
Finalement, prenant
ensemble de tous ces aspects, on peut affirmer que Lorenzo est condamné
au malheur. Commencant par la vision de tuer Alexandre, passant par la vie en
débauche à laquelle il s’habitue, jusqu’après
le meurtre il ne peut pas être heureux car il veut ce qui est impossible.
Il se dirige donc inévitablement vers sa propre mort en supprimant ses
buts par étapes (telles que l’abandon de son idéalisme)
jusqu’après le meurtre où il n’a plus de but ce qui
conduit à la fin à sa mort.
En conclusion, on peut dire
que Lorenzo est un héros romantique à bien des égards,
bienqu’il ne soit ni excessivement sensible ni vraiement poétique,
à l’exception de son language marquant et souvant metaphorique.
Hors il manque aussi l’amour qui aurait encore aggravé ses
souffrances. Malgré son caractère extrème et parfois
même absurde le lecteur peut le comprendre parce qu’il attire sa
sympathie. En effet tous ses sentiments tels que l’insatisfaction ou la
solitude nous sont bien connus et nous aident à voir l’histoire
à travers ses yeux.
|