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Camus, Albert (1913-1960)
1.Biographie d’ Albert
Camus
Albert Camus est né le 7 novembre 1913 dans le
petit village Saint-Paul à huit kilomètres de Mondovi en
Algérie. Il était le deuxième fils d‘une famille
immigrée européenne. Quand il a eu neuf mois la première
guerre mondiale éclate et pour cette raison il a fallu que son
père, un ouvrier agricole, y aille pour lutter. Son père meurt des
conséquences d’une blessure qu’il eue lors de la
première bataille de la Marne. Sa mère d’origine espagnole
doit nourrir les enfants en travaillant comme femme de ménage. Comme sa
mère n’a pas eu le temps pour éduquer les enfants, la
grand-mère dominante a assumé cette fonction.
Albert Camus a passé son enfance dans un pauvre
quartier d’Alger avec une population mélangée. Il vivait
dans un appartement sans eau courante ni électricité car sa
famille était pauvre. Le niveau d’instruction n’y
était pas très haut. Il est allé l’école
primaire. Remarqué par son instituteur à l’école
primaire, Louis Germain, qui a découvert l’intelligence de ce
gar¸on
exceptionnel, il a obtenu une bourse qui lui a permis de faire des études
secondaires. En 1924, il est entré au lycée d’Alger.
Malheureusement ,lorsqu’il était adolescent, les premiers atteintes
de la tuberculose se sont manifestées. Toute sa vie, il a souffert de
cette maladie. Après qu’il a fini l’école, il a
commencé avec des études de philosophie, qu’il a
financées avec des travaux occasionnels. C’était aussi le
début de son travaille philosophique et littéraire. En 1933, il
s’est marié mais il a divorcé un an plus tard. En 1934,
Albert Camus est entré au parti communiste d’Algérie
qu’il a quitté trois ans plus tard. Sa passion pour le
théâtre l’a amené à fonder la troupe de
«l"Equipe» qui a joué ses adaptions de Malraux , Eschyle et
Dostoievski.
A l’âge de 27 ans, il a participé
à la fondation du journal «Alger républicain», un des
premiers journaux qui ont intervenus pour les droits des Arabes. Avec sa
fa¸on
d’écrire il s’est fait beaucoup d’ennemis.
Puis il a quitté l’Algérie pour
faire des voyages en Europe, mais finalement il est revenu à Paris pour y
devenir journaliste à «Paris Soir». En 1942, il a dû
aller dans les montagnes pour essayer de guérir sa maladie.
Après son retour avec sa deuxième femme
Francine Faure, il est entré dans un mouvement de résistance et
il est devenu rédacteur en chef du journal «Combat».
L’appartenance à la résistance , et son travail au journal
«Combat» ont renforcé sa liaison avec Paris ainsi que des
amitiés avec Sartre et son cercle existentialiste.
Le but principal de son travail de journaliste pendant
ce temps était un nouvel ordre social qui était concentré
sur la liberté et la justice.
Après la naissance de ses deux enfants en 1945 il
a fait beaucoup des voyages, en Amérique, en Amérique du Sud, et
plusieurs fois en l’Algérie. A l’âge de 40 ans il
n’a pas écrit beaucoup. Il est passé par une période
marquée par le doute et la désillusion à cause de la
rupture avec son vieil ami Jean-Paul Sartre et sa maladie, la tuberculose.
En 1957 il a
ré¸u
le «Prix de Nobel de littérature» pour avoir montré les
problèmes qui se sont posés jusqu’à ces jours
à la conscience des hommes.
A cause de sa maladie, il s’est senti de plus en
plus mal et faible. Le 4 janvier 1960, il s’est tué dans un
accident de voiture à Villeblevin.
1.2.L’oeuvre d’Albert
Camus
Le développement littéraire et intellectuel d’Albert Camus
n’était pas typique pour un auteur fran¸ais. Il a grandi sans
avoir de père, dans des conditions misérables dans
l’Algérie colonisée et il était toujours soumis
à des tensions exceptionnelles: d’un côté
l’appartenance à la puissance coloniale fran¸aise, de
l’autre côté le désavantage social de faire partie des
pauvres colons dans l’état colonial ainsi que entre
l’appartenance à la culture et la civilisation fran¸aises
l’amour pour la nature algérienne.
Une autre particularité qu’il a eue comme beaucoup d’autres
auteurs du vingtième siècle était que sa vie était
divisée en plusieurs parties: une vie littéraire, une vie
philosophique, et une vie journalistique. Les travaux journalistiques
étaient pour lui une nécessité pour gagner de
l’argent. Dans sa jeunesse, l’indécision entre
littérature et entre philosophie était un grand problème
pour lui. Mais son professeur et plus tard son ami, Jean Grenier lui a
montré qu’on pouvait lier les deux. Le jeune Camus était
influencé par des auteurs très populaires comme André Gide,
Henry de Montherlant et André Malraux. Mais il n’a jamais
répris leurs idées sans les critiquer.
Dans son travail journalistique on pouvait très
bien voir la solidarité avec l’Algérie et ses habitants
opprimés. Après ses études, il est entré au journal
«Alger républicain» qui était en Algérie
très controversée. Camus a toujours essayé de montrer
l’injustice de la puissance coloniale. Ce journalisme comme Albert Camus
l’a fait, était très dangereuse pour le journal et
après l’interdiction du journal, Albert Camus a dû aller en
France pour trouver du travail. Il y a publié son roman
«l"Etranger» et «Le mythe de Sisyphe».
La dernière année de la guerre il
s’est joint à une groupe de résistance, nommé
«Combat». Après la libération il
a continué de travailler pour le journal «Combat», mais il a
toujours essayé de convaincre la population des nouvelles valeurs. La
communauté et la solidarité étaient pour lui plus
importantes que la puissance, les choses
matérialistes,...
Un coup dur était pour Albert Camus était
la séparation de son vieil ami Jean-Paul Sartre. Le problème
était un essai d’Albert Camus. Jean-Paul Sartre n’a pas voulu
accepter les déclarations d’Albert Camus, et Albert Camus
n’était pas d’accord avec les affirmations de Jean-Paul
Sartre. Aucun des deux n’a voulu accepter l’autre et à cause
de cela un antagonisme est né.
Ses oeuvres:
1937 L’Envers et l’Endroit
1939 Noces
1942 L’Étranger
1942 Le Mythe de Sisyphe
1943 Lettres à un ami allemand
1944 Le Malentendu
1945 Caligula
1947 La Peste
1948 L’état de
siège
1949 Les justes
1950-1958 Actuelles 1 à 3
1951 L’Homme
révolté
1952 Les temps modernes
1954 L’été
1956 La Chute
1957 L’Exil et le Royaume
1962-1964 Carnets (posthume)
1971 La Mort heureuse (première version de
L’étranger)
2.La peste
L’histoire commence avec la présentation de
la ville d’Oran, une ville sur la côte algérienne. Il
s’agit d’une ville laide et ordinaire, située au milieu
d’un paysage magnifique. Le narrateur veut seulement raconter les
incidents qui s’y produisirent au printemps des années quarante.
Le docteur Rieux découvre plusieurs rats sur son
palier et les cadavres se multiplient. Les rats envahissent la ville et viennent
y mourir. La femme du docteur est malade. Elle est tuberculeuse et elle doit
partir à la montagne en France. Après avoir emmené sa femme
à la gare, il y rencontre un journaliste qui veut faire une enquête
sur les conditions de vie des Arabes.
En ville les cadavres se multiplient mais très
vite les rues retrouvent leur propreté et toute la ville respire. Tout
à coup, le concierge du docteur Rieux tombe malade et meurt des
conséquences de la maladie. En même temps le public commence
à s’inquiéter parce qu’il y a déjà une
vingtaine de cas de la même maladie et presque tous mortels. D’abord
personne ne veut croire qu’il s’agit de la peste, mais après
quelques jour une dépêche officielle affirme ce que tout le monde
craint : il s’agit de la peste. Tout à coup on ferme la ville
et personne ne doit partir.
Peu à peu, la ville s’installe dans
l’exil, c’est un exil encore plus rude pour ceux qui ne sont pas
d’Oran et s’y retrouvent enfermés comme Rambert, le
journaliste. Les gens y sont réduits à l’inaction, le port
est fermé, le ravitaillement est limité, l’essence est
rationnée,... Le docteur Rieux rencontre Rambert le journaliste qui lui
déclare vouloir partir car une femme l’attend. Rieux lui dit
qu’il comprend mais qu’il ne peut l’aider. Rieux a des
semaines harassantes, il faut lutter contre les familles pour emmener les
malades à l’hôpital. Pour combattre la peste les
autorités ecclésiastiques décident d’organiser une
semaine de prières collectives.
En été, l’état éclate:
grand soleil et vent brûlant. Le nombre des victimes de
l’épidémie s’accroit en flèche. Aux portes de
la ville il y a des bagarres, des victimes de l’épidémie
veulent sortir et seront blessées par les gendarmes.
Tarrou, qui s’est installé à Oran
propose à Rieux de former des équipes sanitaires volontaires pour
lutter contre la peste. Rieux l’accepte avec joie mais le prévient
que ce travail peut être mortel. Mais Tarrou dit qu’il croit en
Dieu, il fonde la première équipe sanitaire et des autres vont
suivre. Tous deux demandent Rambert de les aider et il dit qu’il va les
aider jusqu’à ce qu’il trouve les moyens de quitter la ville.
Rieux et ses amis sont à bout de forces. Un jour,
Rambert a l’occasion de quitter illégalement la ville, mais au
dernier moment il refuse de la saisir et décide de rester à Oran.
Le docteur obtient un nouveau sérum et il l’essai sur le petit
garçon du juge mais sans succès. Il meurt dans des grandes
souffrances. Paneloux et Rieux, décident de continuer à travailler
ensemble contre la peste. Pour Paneloux c’était trop de, il ne
veut pas se laisser soigner et meurt avec son crucifix dans les mains.
Le nombre des morts n’augmente plus parce que le
nouveau sérum connait des succès inattendus. Pendant ce temps
Tarrou, maintenant un bon ami de Rieux, lui raconte son vie. Il a toujours voulu
devenir un saint laïc.
La saison froide arrive mais la peste continue. Mais
tout à coup l’infection recule et la situation se détend un
peu et on décide d’ouvrir les portes de la ville. Tarrou tombe
malade à son tour mais, quelques jours après il meurt et le
lendemain un télégramme annonce à Rieux la mort de sa
femme. Quand les portes s’ouvrent la joie est grande. Rambert retrouve sa
femme, Rieux continue à soigner les malades et il avoue qu’il est
l’auteur de cette chronique. Il sait maintenant qu’ils ont
gagné, mais il sait aussi que la victoire sur la peste n’est pas
définitive car le bacille de la peste ne meurt jamais.
2.1.Interprétation: La
peste
Les personnages:
Bernard Rieux: médecin;trente– cinq
ans, taille moyenne, épaules fortes, visage rectangulaire. Narrateur du
récit, comme il le révèle à la fin du roman.
Organise des cordons sanitaires pendant toute la durée de
l’épidémie. Perd sa femme mais accepte
l’irrémédiable.
Jean Tarrou: jeune homme, silhouette lourde,
visage massif et creusé;
étranger à la ville; fils
d’un procureur, n’aimait pas la
matière de son père. Devient l’ami
du docteur et l’aide.
meurt de la peste à la fin de
l’épidémie.
Jean Rambert: journaliste venu de Paris, petit
aux «épaules
épaisses», d’allure sportive,
exilé à Oran, éloigné de la
femme qu’il aime; il tente de
s’évader mais quand il
pourrait y parvenir, il décide de
rester.
Joseph Grand: employé de mairie; homme
d’une cinquantaine années,
à l’allure insignifiante, long,
voûté; cherche à trouver le
«mot juste» pour écrire à sa
femme.
Joseph Cottard: un des «profiteurs» de
la peste; il a passé par une période
difficile et il connaît une
rémission dans la ville des exilés.
Le père Paneloux: jésuite
érudit, il semble très sûr de sa foi au début de
l’épidémie mais il sera
ébranlé par la mort d’un innocent et
mourra après avoir refusé de demander
des soins.
Le docteur Castel: vieux médecin, qui a
connu la peste en Chine; il élabore
un sérum qu’il testera sur le fils
du juge Othon, sans
succès.
Le juge Othon: juge d’instruction, il
semble incarner le conformisme le
plus strict; son fils meurt et il
s’humanise avant de
décéder à son
tour.
Monsieur Michel: concierge de l’immeuble de
Rieux;
La Peste est parue en 1947 après plusieurs
années de travail intensif. Pour La
Peste son oeuvre principale il a obtenu le Prix Nobel en
1957.
Pour Camus la Peste représentait le fascisme et
plus tard le stalinisme. Le mal dans la monde, la guerre, la violence,
l’oppression, tout cela résulte de l’ignorance et de
l’indifférence. «L" homme peut seulement exister en agissant
de façon solidaire.»
La Peste a montré la nécessité
d’une résistance contre toutes les déformations et contre le
mal humain. Non l’espoir d’une victoire, mais la défense et
le maintien de la dignité étaient importants. Albert Camus dit que
la résistance ne peut pas toujours donner aux hommes le salut, mais un
peu de bonheur. Pour cette raison il a décidé de s’opposer
à tout ce qui fait mourir ou ce que la mort justifie. La Peste est le
symbole des idéologies qui influencent les hommes et après les
détruits.
On peut voir l’attitude d’Albert Camus par
rapport christianisme, dans la querelle entre le docteur Rieux et Paneloux la
vision du monde et la vision des hommes d’Albert Camus devient claire.
La seule conséquence que Rieux et ses amis tirent
de la peste ce n’est ni la désespoir ou la fuite dans la croyance
en Dieu, mais c’est l’aide, la lutte, la révolte contre le
mal, contre la peste: ça veut dire, faire ce que la situation
demande.
Les hommes doivent se mettre à travailler pour
eux-même comme Rieux parce qu’ils ont découvert que le salut
et le sauvetage ne viennent pas de Dieu ou des forces suprasensibles, mais que
les hommes peuvent obtenir leur salut en y travaillant.
La communauté des hommes forme le contrepoids du
mal et de l’absurde, contre lequel les hommes luttent.
3. L’Etranger
L’histoire se passe à Alger, Meursault, un
jeune employé de bureau, mène une vie vide et monotone: il a un
travail, il va à la plage, il vit avec sa mère,.. Un jour il
reçoit un télégramme de l’asile de vieillards de
Marengo qui lui annonçe la mort de sa mère. Mais cette mort le
laisse indifférent. Il suit l’enterrement: tout le monde remarque,
c’est déjà une sorte de scandale, qu’il ne parait rien
éprouver, comme s’il était étranger à
l’événement.
Par hasard il rencontre une vieille amie, une ancienne
dactylo de son bureau, Maria Cardona, qu’il a toujours aimée. Ils
passent plusieurs heures ensemble et ils passent aussi la nuit ensemble.
Mais la journée suivante la vie quotidienne
commence pour lui, il va travailler, rentre le soir,..
Le soir il rencontre Raymond, son voisin, dans
l’escalier, et il lui raconte qu’il s’était
bagarré avec le frère de sa maîtresse arabe. Meursault
l’aide à écrire une lettre pour la faire revenir: il veut la
punir parce qu’il croit qu’elle l’a trompé.
Après quelques jours Raymond invite Marie et
Meursault à passer le dimanche suivant dans le cabanon d’un ami
près d’Alger. Il raconte qu’il a été suivi par
des Arabes, les amis du frère de sa maîtresse.
Le dimanche les trois hommes, Meursault, Raymond et
Masson se promènent sur la plage où ils rencontrent deux Arabes.
Ils se bagarrent et Raymond est blessé. Ils vont à la maison, mais
Raymond veut retourner à la plage, alors Meursault l’ accompagne.
De nouveau ils rencontrent les deux Arabes. Tout à coup l’un tire
son couteau. Simultanément Meursault crispe les doigts sur le revolver
dans sa poche et il tire. L’Arabe est tout de suite mort, mais Meursault
tire encore quatre fois sur le corps inerte.
Il est arrêté et jugé: la justice
accomplit sa tâche et condamne à mort le meurtrier, mais
peut-être est-ce plus à cause de son attitude au moment de la mort
de sa mère que pour le meurtre lui-même. Meursault est en prison et
attend l’exécution, plus étranger que jamais au monde et
à son propre sort. Lorsque l’aumônier lui rend visite, pour
lui proposer le «secours de la religion», Meursault le refuse. Puis le
calme revient et le condamné s’endort. Il se réveillera
lucide et apaisé, capable peut-être, au moment de mourir. Pour se
sentir moins seul, il se souhaite qu’il «y ait beaucoup de
spectateurs le jour de son exécution».
3.1. Interpretation de
l’Étranger
L’Etranger est paru en 1942. Camus y
présente la conscience de vivre d’une génération qui
a survecu à deux guerres et l’effondrement de l’ordre public
de cette époque. Cette expérience a eu beaucoup de signification
pour les Français pendant l’occupation allemande.
D’abord, quand Albert Camus a envisagé
cette oeuvre, il a voulu la nommer «L"Indifférent». Pour lui
l’indifférence était une expérience très
précoce et aussi très forte dans sa vie. Tout ça il
l’a connu à cause de sa mère. Il a souffert d’un
manque de attention et aussi de tendresse. Mais il y a aussi beaucoup des
influences autobiographiques dans la personne de Meursault: le travail, une
force extérieure nécessaire pour le gange-pain; la vie dans la rue
de Belcourt, où il a passé son enfance, les débats
judiciaires où on pousse les accusés dans des modèles; et
à la fin joie et délivrance dans la nature . D’un
côté Camus représente ce Meursault, mais d’un
côté il raconte l’histoire d’un homme qui est
prêt à mourir pour la vérité.
Camus laisse Meursault raconter l’histoire qui se
passe. Il n’interprète pas les événements , il semble
qu’ils ne l’intéressent pas. Le monde qu’il voit est
superficiel et il n’existe pas sans lui.
Meursault est étranger à lui-même,
il parle de lui comme s’il parlait de quelqu’un d’autre et il
est étranger au monde. Indifférent aux valeurs traditionnelles, il
refuse le jeu social et c’est finalement pourquoi il sera finalement
condamné à mort. C’est à ce moment-là que
Meursault découvrira qu’il est attaché au monde.
L’insensibilité que Meursault a
montré qu’il commence une liaison le jour après
l’enterrement de sa mère, la lettre douteuse qu’il a
écrit pour Raymond, un homme très douteux- tous ces détails
seront vus comme des signes pour une disposition criminel. L’explication
de Meursault est qu’il n’a pas voulu tuer l’Arabe, mais que
c’était le soleil qui était responsable de la mort de
l’Arabe, en disant cela il a seulement obtenu des rires. Meursault a
l’impression que dans le procès il ne s’agit pas de sa
personne, mais que son destin sera décidé sans une relation au
meurtre.
4. Les justes
Acte 1:
Nous sommes dans un appartement à Moscou. Il y a
un groupe de terroristes: il y a le chef, Annekov et Dora, une
jeune femme. Ils attendent Stepan qui était en prison où il a
passé trois ans. Ils commencent à parler de l’attentat
qu’ils préparent contre le grand–duc. Il y a aussi Voinov
qui connait la calèche du grand–duc. Et puis il y a Kaliayev
dit le Poète qu’ils appellent Yanek. Stepan veut lancer la
bombe mais les lanceurs ont déjà été
désignés: Kaliayev doit lancer la première et, en cas
d’échec, Voinov, la seconde. Stepan n’a pas confiance en
Yanek à qui il reproche d’aimer la vie. Lui il met la justice
au–dessus de la vie. Yanek pense que «mourir pour l"idée,
c"est la seule façon d"être à la hauteur de
l"idée». Dora pense que si on tue et qu’on est tué
ensuite, on paie plus qu’on ne doit. Elle dit à Yanek que le plus
difficile, lorsqu’on veut tuer quelqu’un, c’est de voir que ce
n’est qu’un homme.
Acte 2:
Le lendemain soir. Dora et Annekov attendent. La
calèche passe mais on n’entend pas le bruit d’explosion.
Voinov et puis Yanek arrivent. Yanek n’a pas lancé la bombe parce
que le grand–duc était accompagné de sa femme et de deux
enfants: son neveu et sa nièce. Stepan et Yanek s’opposent. Pour
Stepan, la fin justifie les moyens. Il aurait tué tout le monde. Dora
défend Yanek. Yanek veut être un justicier et non un assassin.
Stepan dit que les terroristes sont des meurtriers et ont choisi de
l’être. Annenkov propose à ses camerades de préparer
une nouvelle action. Voinov est angoissé à l’idée de
recommencer.
Acte 3:
Deux jours après. Voinov demande à
Annenkov de lui parler en particulier. Il n’est pas fait pour la terreur
et il ne peut pas lancer la bombe. Il quitte ses camarades pour aller travailler
dans les comités. Annenkov dit aux autres qu’il va prendre la place
de Voinov. Dora et Yanek restent seuls en scène et s’avouent leur
amour. Yanek part ensuite avec la bombe. Stepan qui est resté seule avec
Dora reconnaît qu’il n’aime rien et qu’il hait ses
semblables. On entend l’explosion d’une bombe.
Acte 4:
La prison. Foka un forçat vient nettoyer la
cellule de Yanek qui est au secret depuis une semaine. Foka est à la fois
condamné et bourreau; chaque fois qu’il accepte de prendre un
condamné, on lui enlève une année de prison. Il ne comprend
rien à l’acte de Yanek. Ce dernier reçoit aussi la visite de
Skouratov, le directeur du département de police qui lui offre les moyens
d’obtenir sa grâce. Il lui suffit de livrer ses camarades. Yanek
refuse. Skouratov lui annonce la visite de la grande–duchesse.
Celle–ci, profondément chrétienne, voudrait que Yanek
consent à vivre pour expier. Elle lui demande pourquoi il l’a
épargnée. Yanek répond qu’il n’a pas voulu tuer
les enfants. Elle lui dit alors que sa nièce avait mauvais coeur alors
que son mari aimait les paysans. Elle veut demander la grâce de Yanek. Il
le lui défend. La grande–duchesse sort et Skouratov revient. Si
Yanek ne passe pas aux aveux, Skouratov publiera l’entrevue dans les
journaux et les camarades de Yanek penseront qu’il les a trahis.
Acte 5:
Un autre appartement à Moscou. Dora est avec
Annenkov. Voinov arrive avec Stepan qui annonce que Yanek va être
exécuté cette nuit. Stepan doute de Yanek. Les autres le
défendent. Annenkov et Dora restent seuls. Dora est
désespérée. A l’aube Voinov et Stepan reviennent.
Stepan déclare que Yanek n’a pas trahi et il raconte comment son
exécution s’est passée. Dora veut que Annenkov lui permette
de lancer la bombe la prochaine fois. Ainsi elle retrouvera Yanek dans la mort.
4.1. Interprétation de Les
justes:
Depuis sa jeunesse, Camus était toujours
fasciné du théâtre. Il s’est senti seulement bien en
jouant au foot ou sur scène.
Les quatre drames, écrits par Camus, montrent
«des hommes en révolte», qui se révoltent contre
«la condition humaine» absurde et inhumaine et qui cherchent un chemin
à la liberté.
La thématique la plus importante est toujours la
liberté, la révolte et la mort. Ses héros dramatiques se
révoltent toujours contre une mond absurde. Ils deviennent toujours aussi
des meurtriers ou des martyrs.
La base pour cette pièce était
l’attentat contre le grand–duc Sergej en 1905. Camus a essayé
de montrer le sens et les conséquences de ce «meurtre juste».
Il nous montre la conviction de Kaliayev que toutes les vies humaines sont
équivalent, la certitude qu’un meurtre juste peut seulement
être expié en tuant le meurtre.
5. Le mythe de Sisyphe
Les dieux ont condamné Sisyphe à rouler
continuellement un bloc de roche jusqu’au sommet d’une montagne,
d’où il roule en bas. Ils (die Götter) ont cru qu’il
n’y avait pas de punition plus dure que ce travail inutile et sans aucune
chance de succès.
D’après Homer Sisyphe était le plus
intelligent parmi les mortels. Mais une autre tradition dit qu’il
était un voleur sur la voie publique. Pour Camus ce n’était
pas une contradiction. On n’est pas sûr pourquoi les dieux
l’ont condamné pour ce travail inutile, mais on croit qu’il
s’agit d’une légèreté dans les rapports avec
les dieux. Il a trahi leurs secrets. Egina, la fille d’Asopos était
enlevée par Jupiter. Le père en était étonné
et il s’est plaint à Sisyphe. Lui, qui était au courant de
l’enlèvement, il a seulement voulu le raconter, à condition
qu’il procure de l’eau pour le château de Korinth. Mais pour
cela on l’a puni à l’enfers.
On dit aussi que Sisyphe a voulu tester l’amour de
sa femme. Il lui a commandé de jeter son cadavre, sans enterrement, au
marché. En enfer Sisyphe était tellement furieux de son
obéissance qu’il a obtenu de pouvoir retourner sur terre pour
corriger sa femme. Mais l’avoir fait cela, il n’a pas voulu
retourner en enfer. Seulement dieux pouvaient le rapporter en enfer où
son bloc de roche était déjà prêt.
Sisyphe c’est le héros de l’absurde.
Son mépris de dieu, sa haine de la mort et son amour de la vie ont
équilibré cette punition indicible. Avec cela, on paie toutes les
passions du monde. De Sisyphe en enfer on ne nous parle plus. Il y a des mythes
qui sont faits, pour être vivant de la fantaisie. Nous voyons seulement ce
corps tendu qui se fatigue d’éloigner cette pierre énorme.
Nous le voyons monter le montagne et après qu’il est arrivé
au sommet, nous le voyons descendre. En ce moment, quand il quitte la cime,
quand il quitte le domaine de dieu, en ce moment il se croit supérieur
à son destin. Il est plus fort que la pierre. Pour lui, il n’y a
pas de destin qu’on ne peut pas convaincre par le mépris.
Pour Sisyphe la descente du sommet le guide en douleur,
mais un autre jour la descente peut se finir aussi en joie. Camus dit
qu’on ne découvre pas l’absurde sans être tenté
d’écrire un manuel du bonheur. Il y a seulement un monde. Le
bonheur et l’absurdité proviennent de même terre. Ils sont
liés étroitement l’une avec l’autre.
La seule joie pour Sisyphe était que le destin
est à lui. La pierre C’est seulement sa propre affaire. Dans le
monde absurde il n’y a pas d’ombre sans lumière; on doit
aussi faire la connaissance de la nuit. L’homme absurde dit
«oui» et ses fatigues ne trouvent plus de fin.
Sisyphe nous apprend la fidélité qui nie
les dieux et qui roule les pierres. Il trouve aussi que tout est bon. Tous les
grains de cette pierre, toutes les écailles de cette montagne, pour lui
c’est son propre monde. La lutte contre le sommet peut remplir le coeur
d’un homme. Nous devons nous présenter Sisyphe comme un homme
très content.
Quellen:
Primärliteratur:
- Albert Camus – La peste
- Albert Camus – L’étranger
- Albert Camus – Les justes
- Albert Camus – Le mythe de
Sisyphe
Sekundärliteratur:
- Herbert R. Lottman – Camus, Das Bild eines
Schriftstellers und seiner Epoche
- Kritisches Lexikon zur fremdsprachigen Literatur –
Albert Camus
- Kindlers Literaturlexikon – Hauptwerke der
französischen Literatur
- Hermes Handlexikon – Klassiker der
französischen Literatur – Elmar Stuckmann
- Klett Lektürehilfen – Albert Camus La
peste
- Aide mémoire de l’étudiant –
Littérature francaise du Xxème siècle
- Encarta Computerlexikon
- Morvan Lebesque – Camus par
lui-même
- Albert Camus – Unter dem Zeichen der Freiheit
– Horst Wernicke
- Internet:
www.fundus.org
- Internet:
www.hlm.le-village.com/sansnick/MytheAnalyse.htm?
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